MIRAMAS : le conseil a examiné les orientations budgétaires de 2025.
Le Conseil municipal de Miramas s'est réuni mercredi 5 mars avec comme principale question de l'ordre du jour l'examen des orientations budgétaires pour l'année 2025.
A cours de la séance, le document qui avait été adressé préalablement à tous les élus a été longuement commenté par l'adjoint aux finances, Gérald Guillemont.
Tout d'abord, il a rappelé la dégradation des comptes nationaux et regretté la volonté de l'Etat d'imposer une contribution à la collectivité territoriale pour rétablir l'équilibre. Dans la foulée, l'élu a dénoncé le prélèvement sur les finances communales qui sera amplifié dans les années futures, ce qui va accroître les difficultés du budget.
Des résultats équilibrés en 2024
Les comptes de l'année écoulée montrent que l'année 2024 s'est terminée avec des dépenses de fonctionnement qui correspondent exactement aux recettes qui ont été encaissées, ce qui signifie que l'équilibre a été respecté mais que, contrairement aux exercices précédents, il n'a pas été possible de réaliser le moindre excédent.
Par contre, l'année 2025 s'annonce plus compliquée car les recettes prévues seront en diminution alors que les dépenses continueront leur progression. Le rapport reconnaît « que le pouvoir d'achat de la commune diminuera alors que les besoins sociaux de la population de Miramas restent très importants ».
Certes, il n'y aura pas de remise en cause du programme et les impôts n'augmenteront pas au-delà de 1,8 % qui est le chiffre imposé par la loi de finances. Mais, presque tous les tarifs des prestations municipales subiront une hausse supportée par les usagers des services publics municipaux. Et le nombre d'agents diminuera d'une vingtaine de postes pour alléger les dépenses de personnel. D'autre part, il est prévu de réaliser un emprunt de 8 millions d'euros pour permettre de poursuivre l'investissement.
Des inquiétudes pour l'avenir
Les prévisions pour les années ultérieures sont encore plus inquiétantes. Le rapport présenté aux élus annonce que les difficultés vont s'amplifier car de nouvelles diminutions des diverses dotations de l'Etat sont déjà annoncées.
Alors, pour maintenir un taux de fiscalité sans augmentation dans l'avenir, le document prévoit de « comprimer les charges », c'est-à-dire de réaliser des économies et préconise « une action résolue auprès du gouvernement afin que les futures ponctions sur le budget communal pour redresser les comptes publics nationaux tiennent compte de la situation sociale des administrés des communes ».
Une discussion qui tourne court
La présentation de ce rapport d'orientation budgétaire n'a pas provoqué de réaction dans les rangs du Conseil, et il a été adopté par tous les élus y compris les représentants du RN. Seul, Errol Ferrer a pris la parole et s'est abstenu au nom de l'opposition républicaine. Il a pris acte des informations communiquées par le rapporteur et a, lui aussi, condamné les mesures préconisées par le gouvernement pour rétablir l'équilibre des comptes publics.
Il a eu beau jeu de rappeler que la politique d'austérité n'est pas fatale et que d'autres mesures pourraient être plus efficaces. Il suffirait d'augmenter les salaires pour produire plus de cotisations sociales, plus d'impôts et plus de consommation, il suffirait que les salaires des femmes soient alignés sur ceux des hommes et de taxer les 100 milliards de dividendes et de rachats d'actions versés aux actionnaires au même taux que les revenus du travail.
En conclusion, en reprenant la proposition du rapport qui suggère une « action résolue auprès du gouvernement », Errol Ferrer a proposé que la séance du Conseil soit prolongée par l'adoption d'une motion condamnant les mesures d'austérité imposées à la commune en revendiquant les moyens indispensables au développement des services publics loaux.
Malheureusement, le maire, fidèle à la position qu'il a déjà exprimée, a repoussé cette proposition qui était pourtant suggérée par son adjoint aux finances. Il a réaffirmé que le Conseil municipal a vocation à gérer la commune sans faire de politique.
Une conception qui ne manque pas de provoquer des interrogations dans diverses sensibilités politiques.
Pour la section de Miramas du PCF, il est admis que le Conseil municipal, issu des élections est une assemblée politique et que le droit d'émettre des vœux lui est garanti par le Code Général des Collectivités Territoriales. Rien ne peut donc restreindre la liberté d'un élu de proposer une motion qui a un rapport évident avec le mandat qu'il détient de la population.
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